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Le peuple du monde

Le peuple doit être le dirigeant suprême et permanent de tout mouvement de changement.

Et cela n’est possible que si l’on invente et si l’on crée de nouvelles formes de pouvoir populaire, que si le peuple est dès maintenant le protagoniste de la lutte pour la liberté et non son soutient passif.

Car, la volonté populaire n’a jamais pu, á la fois, ordonner et obtenir satisfaction, donner une orientation au départ et veiller á l’exécution de la politique choisie par elle, se reconnaître dans l’action menée, ressentir la fierté d’avoir manifesté sa souveraineté dans la décision prise d’abord, dans la mise en place ensuite. Or, depuis plus des décennies le pouvoir a été monopolisé.

Le monde, il en a le sentiment très net, de n’être pas jamais associé aux décisions, même si l’on fait mine de le consulter de temps en temps, par exemple, par référendums, qui évoque á la fois la main et la carte forcées.

Il sent très bien qu’il n’a pas les moyens de faire passer sa volonté dans les faits, et chaque prétendue consultation électorale lui donne l’impression d’une tricherie. Il s’estime trompé.

Il s’estime trompé et se sent traité en mineur. Ce que nous pouvons dire, ce qu’il a accepté jusqu’á aujourd’hui, par dégoût d’avoir été trompé, par tous ses dirigeants, il ne l’acceptera pas toujours.

Le jour où le peuple aura choisi les bases de son existence, il les imposera á tous, même á ces groupes qui ne sont redoutables que dans l’apathie, le silence et le découragement des masses.

Cette ferveur serait admirable si elle était spontanée.

Jean Marc Henry

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