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Le peuple du monde

Le peuple doit être le dirigeant suprême et permanent de tout mouvement de changement.

Et cela n’est possible que si l’on invente et si l’on crée de nouvelles formes de pouvoir populaire, que si le peuple est dès maintenant le protagoniste de la lutte pour la liberté et non son soutient passif.

Car, la volonté populaire n’a jamais pu, á la fois, ordonner et obtenir satisfaction, donner une orientation au départ et veiller á l’exécution de la politique choisie par elle, se reconnaître dans l’action menée, ressentir la fierté d’avoir manifesté sa souveraineté dans la décision prise d’abord, dans la mise en place ensuite. Or, depuis plus des décennies le pouvoir a été monopolisé.

Le monde, il en a le sentiment très net, de n’être pas jamais associé aux décisions, même si l’on fait mine de le consulter de temps en temps, par exemple, par référendums, qui évoque á la fois la main et la carte forcées.

Il sent très bien qu’il n’a pas les moyens de faire passer sa volonté dans les faits, et chaque prétendue consultation électorale lui donne l’impression d’une tricherie. Il s’estime trompé.

Il s’estime trompé et se sent traité en mineur. Ce que nous pouvons dire, ce qu’il a accepté jusqu’á aujourd’hui, par dégoût d’avoir été trompé, par tous ses dirigeants, il ne l’acceptera pas toujours.

Le jour où le peuple aura choisi les bases de son existence, il les imposera á tous, même á ces groupes qui ne sont redoutables que dans l’apathie, le silence et le découragement des masses.

Cette ferveur serait admirable si elle était spontanée.

Jean Marc Henry

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2 days ago

Jean Marc Henry

La soumission aveugle

Je condamne cette bêtise humaine orchestrée par des fauves, et je proclame mon engagement sans réserve à combattre tous les fléaux qui s'attaquent à la dignité de l'humanité et de l'ensemble des peuples libres du monde.

Aujourd’hui, les dirigeants de nos systèmes de pouvoir ne peuvent plus cacher les réalités auxquelles aboutissent nos systèmes de pouvoir. La censure existe mais les moyens de percer les secrets d’états sont plus nombreux et la diffusion des informations par Internet est accessible à tous. Savoir n’est pourtant pas suffisant pour changer. Il faut passer à l’action.

L’être humain qui a été longtemps soumis à la passivité peut s’enfermer dans un isolement destructeur : son corps accumule les frustrations, les déprimes et il peut aller jusqu’au suicide.

Deuxième possibilité : il sort de sa passivité dans une crise de violence mais il sera condamné pour les faits de violence qu’il aura commis.

La troisième possibilité repose sur la démarche d’assertivité : il dit son refus de rester soumis, il donne un argument objectif pour justifier son émotion et son sentiment et il propose une solution qui reste à discuter. Il ose être lui-même. Cette attitude pour quitter la soumission exige un certain courage mais aussi une connaissance d’autres solutions que la soumission.

Le courage se développe à travers une démarche initiatique et la rencontre avec les mystères de la vie qui éliminent la peur de la mort. La connaissance est nécessaire pour poser d’autres solutions intellectuelles et rationnelles.
Nous sommes bien en présence de l’utilisation complémentaire des deux sources de savoir. Si vous manquez de courage pour quitter vos états de soumission, demandez-vous quelle source de savoir vous manque.

Buvez à la source interdite par les dirigeants de nos systèmes de pouvoir. L’eau de cette source n’est pas réservée qu’aux dirigeants. Ce breuvage n’a pas de prix et personne ne peut l’emporter dans une bouteille. Mais si vous rencontrez une personne qui utilise cette source et qui montre comment elle est libre pour décider de son réseau de vie et vous inviter à la rejoindre, pitié ! arrêtez vos discours conformistes et vos arguments hyper réalistes et pragmatiques tirés de votre formation en soumission parfaite en présence d’un système de pouvoir. Et ne montrez surtout pas l’étendue de votre ignorance en indiquant que vous être soumis à un système de pouvoir.

La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793 énonce en son article 35 : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

Comment les gens se soumettent d’une manière aveugle à un pouvoir contraire à leurs intérêts ?
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6 days ago

Jean Marc Henry

L’Afrique, une prison ouverte ?

Depuis des lustres, on a ergoté sur les maux et les retards de l’Afrique en termes de développement, en incriminant fondamentalement l’homme blanc, le colon ; mais on oublie hâtivement le second coupable, à savoir les dirigeants qui acceptent d’être des marionnettes, des vénaux ou des sous-fifres des anciens maîtres.

Jusqu’au XXIe siècle, les mêmes tares politiques se perpétuent, à telle enseigne qu’il est judicieux de se demander si in fine l’Afrique s’est véritablement libérée des griffes de ses anciens maîtres ?

A la problématique de l’immigration, qui explique en partie l’échec des gouvernants à réaliser l’Eldorado chez eux, du fait de la mal gouvernance, est corrélée la question de la sécurité, avec comme conséquence l’installation des bases militaires en Afrique, qui dans l’entendement des gouvernants obtus, ne constituent point des impérialismes, a fortiori une mise sous contrôle à distance de leur souveraineté. De part en part, cette Afrique est quadrillée telle une immense prison, à cause des ses richesses. Avec le terrorisme, pseudo djihadiste financé et souvent couvé par des puissances économiques, il est fort difficile d’entrevoir la fin de la domination, de l’affranchissement pur et simple de l’Afrique.

Aussi longtemps que l’Afrique regorgera de pétrole, d’uranium, de gaz, de diamant, d’or, de cacao, et autres denrées dont l’Occident a besoin, la prison, c’est-à-dire la domination demeurera toujours béate. Tels des esclaves privés de volonté, les Africains continueront à travailler et enrichir l’occident. Nous n’en avons pour simple preuve : la crise pétrolifère dans le delta du Nigeria qui oppose le MEND, l’Etat fédéral et les firmes internationales telles que Total, Shell, etc. qui exploitent le pétrole sans que les populations locales puissent en bénéficier des retombées de cette exploitation. Ceci pour dire que les dirigeants à la solde de l’occident travaillent contre les intérêts de leur peuple. Ils se transforment, même démocratiquement élus, en bourreaux, en garde-chiourmes, en dictateurs, rien que pour satisfaire des intérêts étrangers. Cette forme gouvernance en Afrique est en effet analogue à une « Prison ouverte », où les populations ne sont pas libres d’exploiter et de profiter leurs ressources naturelles et minières. Et comme cette exploitation de l’homme par l’homme ne suffisait pas, c’est la sécurité, qui devient un prétexte pour mieux changer l’emballage de la domination. Etant donné que militairement les Etats en Afrique – même le Nigéria avec sa puissante armée, échoue devant Boko Haram- sont incapables de lutter efficacement contre les terroristes, la stratégie a consisté à ramener en Afrique des bases militaires, à créer sous mandat de l’Onu, ou de l’Union Européenne des Task Force en vue de protéger crûment les zones où les intérêts occidentaux sont les plus exposés aux menaces terroristes.

La Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger le Tchad le Cameroun, la République centrafricaine, la République du Congo, le Gabon, la République démocratique du Congo la Guinée équatoriale. aujourd’hui est devenu le grand enjeu géostratégique. Un autre repositionnement des puissances occidentales. La Chine et la Russie sont aussi intéressées, et bientôt elles vont aussi installer des bases militaires dans certains Etats africains.

A l’examen, force est de reconnaître avec René Dumont que l’Afrique est encore mal partie. Comment les africains parviendront-ils à être maîtres chez eux, à se libérer des chaines des puissances occidentales ?
La réponse la plus immédiate est d’oser se prendre en charge sans aucune forme d’assistance, d’oser « Travailler ». Tout sera possible en Afrique, sous la houlette de nouveaux dirigeants qui auront au plus haut point l’intérêt de leurs populations. La Libération de l’Afrique pour parler comme Hegel en termes dialectiques, passera par le Travail et la maîtrise des sciences techniques afin de briser les rapports de force et de domination.

Si l’Afrique est devenue une prison ouverte, c’est parce lors de chaque élection présidentielle, les peuples choisissent mal leurs gouvernants. Il faudrait à mon sens retravailler sur critères éthiques et moraux pour accéder au pouvoir en Afrique. Si les africains continuent à se tromper sur leurs hommes politiques en choisissant des dirigeants corrompus et obsédés de pouvoir, l’Eldorado ne sera qu’un vain mot.

J'ai lutté contre la domination blanche et j'ai lutté contre la domination noire. Mon idéal le plus cher a été celui d'une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie et avec des chances égales. J'espère vivre assez pour l'atteindre. Mais si cela est nécessaire, c'est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir.

Jean Marc Henry (Expert, Géopolitique ) Dr. Y. Maïga (Criminophilosophe)

A quand le réveil du peuple ?
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