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La terre attend

La nue, imbibée d’eau, lentement me tourmente
Passant des faux azurs
Aux tons dorés et purs
Les feux brûlent les chants, le monde se lamente.
Pluies qui regardez dans le ciel éclatant,
Grondez, la terre attend !

Le mont, le vert coteau, la prairie et la lande,
Au vent qui gronde et meurt
Prêtent de gaies clameurs ;
Le tronc du bénitier puissamment se rebande
Arbres qui vous voûtez au souffle du beau temps,
Montez, la terre attend !

Les champs couvrent le front des côtes et des plaines
Bientôt les épis mûrs
Seront rangés par neuf
Au fond de lourds greniers ; les granges seront pleines
Épis qui mûrissez près des chemins montants,
Séchez, la terre attend !

Les fleuves de tous les tons émaillent les vallées ;
Les bois sont pleins de champs,
Les champs d’oiseaux, de chants,
De blairs les mieux roulés les villes sont peuplées.
Beautés qui profitez du soleil du printemps,
Vivez, la terre attend !

La vie gonfle les jours de fêtes grandioses ;
Les soirs de doux festins
D’échos les gais matins
Les fous se rient de tout, des pauvres et des choses.
Amis qui vous moquez de la main qui se tend,
Riez, la terre attend !

Le cœur de tous les grands qu’accable la fortune
Pense trouver la paix
Au bout des airs épais.
Déjà, les oiseaux blancs se posent sur la lune,
Humains qui voulez voir le trône de Satan,
Allez, la terre attend !

La terre est le berceau de tout ce qui respire,
De tout ce qui grandit
De tout ce qui verdit
Elle est le grand tombeau de l’homme et son empire.
Années dont les échos vont jusqu’au noir antan.
Fuyez, la terre attend !

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3 hours ago

Jean Marc Henry

L’expérience est un vécu qui laisse son empreinte dans ce temps qui s’écoule et qui ne s’arrête qu’avec la mort.

Je suis aujourd’hui uniquement défini par la somme de mes expériences passées. L’existence humaine suppose la capacité de retenir le temps dans le souvenir : même si le temps est irréversible, j’ai le pouvoir de le convoquer de nouveau par le biais de ma mémoire. Celle-ci garde des empreintes du passé.

L’expérience est le nom qu’on donne à ses erreurs.

Si l’on est suffisamment pragmatique, les expériences malheureuses, comme les expériences heureuses peuvent avoir le même poids. Le choix d’un modèle de société n’a jamais été le résultat d’une science pure, malgré l’expérience acquise des civilisations « avancées » on disparu !

Nos expériences nous parlent du présent, du passé, du futur. Notre évolution en conscience se situe en quatre-temps : celui qui n’est plus – celui qui est déjà là – (présent dans les esprits) celui qui est encore là – celui qui est à venir.

Je ne suis donc ce que mon passé a fait de moi. Certes, la mémoire est indispensable à l'identité. Mais nous ne devons pas la penser comme un frein, un poids, qui nous empêchent d'avancer et d'être ce que nous voulons être. Il nous appartient de l'utiliser pour nous projeter vers l'avenir sans être retenu dans le passé. Nous dirons alors plutôt que nous sommes ce que nous faisons de notre avenir.

Ce qui fait que je suis moi, ce qui fait ce que je suis, c'est d'abord en effet ce sentiment et cette certitude immédiats que j'ai à être moi et personne d'autre.

Mais mon passé ne détermine pas l'ensemble de mon existence. Je peux, aujourd’hui, à chaque instant, décider de ce que je veux faire de ma vie. Celle-ci est ouverte sur un futur qui est pour moi une page vierge à remplir.

« La vie est une leçon, quoiqu’il arrive, j’apprends ».
...

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3 days ago

Jean Marc Henry

Je ne vous aime pas Messieurs les Présidents !

Vos déclarations à l'emporte-pièce dans les sommets internationaux, définitives, empreintes de hautaine suffisance, concernant les pauvres, les chercheurs d'emplois, et les retraités, me révoltent et me révulsent.

Dites vous en désignant ceux qui, complètement anéantis par la pauvreté, n'ont plus aucune force pour essayer de refaire surface.
Aux nombreux jeunes sans emploi, terriblement touchés malgré leurs diplômes et leurs longues recherches de travail.

Messieurs les Présidents, "La seule chose dont on n'a pas le droit de faire, c'est de se plaindre" !

Tous ceux que je côtoie en tant que bénévole au Secours humanitaires, ne se plaignent pas non, ils sont dignes. Et pourtant, ils sont de plus en plus nombreux d'années en années, pauvres, étudiants, jeunes chômeurs, retraités, à rejoindre ceux à qui nous apportons aide, nourriture, vêtements, accès aux soins. Notre aide alimentaire.

Mais ceux-là, vous ne les connaissez pas, vous n’allez pas à leurs rencontres ; avec eux pas de selfie, soupçonnez-vous leurs existences ?

Je n'ose vous parler de ces millions de familles avec enfants et bébés qui depuis de nombreuses années dorment à même le trottoir, alors que vous avez obligation en tant que des chefs d’États, de forcer les institutions à trouver un hébergement.

Non Messieurs les Présidents, enfermé dans les ors de vos Palais, vous êtes loin de la réalité et de la vie pauvre et douloureuse de beaucoup de personnes dans le monde, dont ils sont de votre responsabilité et de votre devoir de les protéger.

Vous clamez haut et fort que vous n'êtes pas les Présidents des riches, mais vous n'êtes certainement pas celui des pauvres.

Non décidément, je ne vous aime pas Messieurs les Présidents et je pense ne pas avoir énormément de respect pour vos personnes, contrairement à celui que j'ai pour tous les pauvres, les précaires, les exclus, les laissés-pour-compte, abandonnés au bord du chemin. Ceux que vous semblez ne pas voir, ceux pour lesquels vous semblez n'avoir que peu de compassion, ceux que vos affirmations blessent et que vous, vous ne respectez pas.

Messieurs les Présidents, vos dictatures amènent immanquablement à la pauvreté.

N'oubliez jamais Messieurs les Présidents :

" Le peuple est le juge suprême de la façon dont les gouvernants remplissent leur mission puisqu'il est la personne qui leur a donné le pouvoir et qui garde à ce titre, la faculté de les révoquer. "
...

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